Née le 29 janvier 1975 à Bastia (Haute-Corse).
Sophie Pollini est le peintre des expressions douces, sensuelles, avec les joies simples de la vie, de celle qui ont l’odeur du lait brûlé, comme elle le dit si joliment, ces joies qui déclenchent ce sentiment fugitif ou fulgurant d’harmonie que l’on éprouve parfois à l’aube ou au crépuscule, que tout est silence et où l’accord semble parfait entre soi et le monde.
Extrait, Paskine De Gignoux (Galeriste), septembre 2002.
Expositions
Sophie est à l’écoute des beautés de la nature, sans se laisser prendre au piège de la Figuration. On croit voir des fleurs ou des paysages, quand ce ne sont que des espaces, légèrement ponctués de signes picturaux, où se perd l’imaginaire. Il faut outrepasser le cadre du tableau, pour entendre cette respiration chromatique, qui nous rapproche d’un silence musical. Celui qui suit les dernières notes. La volupté de sa palette, l’énergie de son geste, le chatoiement des matières, filtrent la réalité pour n’en conserver que l’essentiel, c’est toute la magie de cette jeune artiste.
Extrait, AZART mag n° 39, Gérard Gamand (Rédacteur en chef et Directeur de publication), juillet 2009.
Chromatiste la plupart du temps informelle. Le noir étant banni, elle use de couleur subtilement rapprochées. Apres l’orage (2002), espaces ardents coupés d’un gris bleu. Elle adopte l’améthyste, Ouragan (2001), envahi par une nuée d’Ancien Testament ; gerbe de jaunes d’or sur fond améthyste, Mimosa de pluie (2006), Violettes(2008), isolées sur un terreau améthyste encore, ou un cœur, améthyste toujours, en suspension sur un carreau de salle de bain, Elsa(2005). Le bleu, le vert, le violet associés en plages qui se rencontrent, Paysage humide (2007), espaces mentaux dans lesquels courent l’imaginaire et l’imagination.
Jean -Pierre Delarge (Editeur et auteur), septembre 2009.